Le bruit du marteau piqueur vient troubler la quiétude des voyageurs qui attendent. Gare de l’Est, 9h43. Un nouveau magasin qui s’ajoute à déjà plusieurs relais-presse est en train de se
construire. Il s’insère très bien dans l’ensemble architectural rénové de la Gare qui vient d’être restaurée. Il suffit de voir la pierre de la façade extérieure pour que l’on soit convaincu. En
effet la pierre est propre, presque blanche.
Une sonnerie retentit. Durant plusieurs secondes. Quelques instants après, une voix venu du microphone se fait entendre, elle est inaudible comme souvent. Du coup, on ne sait pas ce qu’elle veut, et c’est embêtant, peut-être que ça nous concerne, peut-être pas. Sans doute, veut-elle exprimer qu’un train va partir.
Quelque chose qui est toujours présent dans la gare, une odeur, celle des pains aux chocolats. Celle des viennoiseries. Ca donne toujours envie de s’arrêter pour s’acheter à manger, surtout quand l’estomac crie famine. Mais manque de chance, le train va partir, pas assez de temps, et il faut acheter les billets.
Dans le hall principal, les grands panneaux publicitaires SFR sont suspendus au plafond. Ils rappellent que nous vivons au XXI siècle à l’heure de la concurrence acharnée entre les firmes.
Avec les chauffages debout, les gens peuvent se retrouver autour, l’un avec son journal, ou l’autre, avec ses sacs à roulettes : ils attendent de la famille, des amis ou des collègues. Le train va bientôt arriver.
Une nouvelle fois, une voix parlent au travers du microphone. Cette fois-ci, elle clair, et pour cause, elle est enregistrée. Avec prévenance, elle conseille aux voyageurs, l’étiquetage des bagages. C’est le plan le Vigipirate. Il est là pour éviter toutes menaces terroristes depuis les attentats du 11 septembre. Après cette voix qu’on entend dans n’importe quel gare, elle redit qu’il est interdit de fumer, jusqu’aux quais. C’est la volonté de gouvernement à contrer les fumeurs. Par tous les moyens. Tout cela, traduit en anglais et allemands. C’est vrai qu’il y a pas mal d’étrangers qui visitent Paris. Il fait beau, et le moment est propice.
Enfin, le train va partir. Et une certaine activité animée peut se faire sentir. Agitation. Précipitation. Ebullition. Les voyageurs s’activent, pressés de rentrer dans un wagon. Certains, on pourrait croire que le train pourrait quitter le quai sans eux. Là, souvent, sont remarquées les personnalités nerveuses et stressées. Il marche vite et parfois entrainent un mouvement de foule avec eux, et c’est agaçant.
Plus loin, un homme demande à trois militaires des renseignements. Il s’est trompé d’adresse et repart d’où il est venu.
La sécurité ? On peut se demander si elle a été renforcée pour ce prochain week-end de rentrée de vacance. Une personne chargée de s’en assurer, ne veut pas en dire davantage, de peur qu’elle en dise trop. Son voisin avec qui il parlait confirme qu’elle sera renforcée, comme d’habitude. C’était en fait le responsable de sécurité de la gare.
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